08.06.2008
Roland-Garros
Adam et Ève, déjà, après que Dieu les engueula pour avoir ramassé la pomme maudite, se refilèrent celle-ci l’un à l’autre en se la lançant comme une patate chaude.

Chassés du paradis terrestre, Adam et Ève se mirent à errer dans un aride désert de terre battue et remplacèrent la pomme par une baballe pleine de sinuosités car en peau de serpent.
1-6, 6-1, 6-4, 7-6.
Le jeu de pomme devint, au fil de l’histoire, le jeu de paume et de là, le tennis tel qu’on le connaît aujourd’hui.

Que signifie ce changement de volaille, sinon une basse vengeance à l’égard de l’ancienne colère de Dieu ?
Le rite est immuable et les dégâts collatéraux considérables. Dès que lesdits zoulous commencent à agiter leurs bras comme des danseurs de tecktonik, se met en branle la terrible secte des journalistes sportifs.
De même que, naguère, les sauterelles se répandirent sur l’Égypte, de même que la peste ravagea l’Occident au XIVe siècle, de même qu’Isabelle Giordano répand encore et toujours sa voix de caillasse sur les ondes désormais impures de France Inter, les journalistes sportifs répandent l’affliction et l’ennui dans tous les médias. Chiant, chiant, chiant.

Lesdits journalistes de pacotille prennent une voix sérieuse teintée d’un accent des plus rocailleux, comme s’il s’agissait de relater un remaniement ministériel ou une nouvelle guerre mondiale. Ils psalmodient d’étranges et soporifiques développements sur le physique, les performances et le mental des combattants. Ils commentent chaque passage de la baballe (qui est toujours affublée des sinuosités du Malin, mais qui rappelle également, par sa couleur jaune, la trahison de la confiance divine par l’Homme) et se lancent dans l’énoncé frénétique de mystérieuses séries de chiffres cabalistiques :
6-3, 4-6, 6-3, 6-4 ;6-1, 6-1, 6-1 ;6-1, 6-0, 6-2.
Les combattants mènent un combat à mort, sous la surveillance attentive de quarterons de marmots en retrait pour leur chiper les balles, et sous le regard faussement distingué d’une foule de curieux prêts à claquer un fric pas possible pour assister à ces simagrées.

Une fois le combat terminé, le vainqueur remporte un grand bol d’argent ciselé, large et évasé, très pratique pour y manger le muesli au petit-déjeuner.
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02.05.2008
La plus belle conquête de l'homme
C’est là un lieu désormais commun qu’il convient de nuancer. On ne voit plus de chevaux sur le pavé parisien ni dans les plaines de Sologne.
Pourquoi l’homme, après avoir consacré tant de siècles, de patience et d’avoine à dompter cet étrange animal (ce zèbre sans rayure, ce chameau sans bosse, ce centaure sans cravate, cet hippocampe sans nageoire, cette licorne sans corne, cet hippopotame sans groin, bref, ce grand dada

Force est de constater qu’on ne trouve plus guère de chevaux, aujourd’hui, que sur les gazons disneyiens de Longchamp ou d’Auteuil, les écuries de la reine Elizabeth II et quelques vieux westerns qui passent encore au cinéma. Encore sont-ils concurrencés jusque dans ces retranchements par le ticket de Tac O Tac, le prince William et d’authentiques comiques troupiers prêts à tout – y compris à l’humour pas drôle – pour payer leur troisième tiers provisionnel.
Le cheval, nonobstant sa crasse méconnaissance de l’œuvre de Pline l’Ancien, ne méritait peut-être pas si rude traitement.
L’homme est ingrat, et pas seulement du bide.
Mais il est aussi pragmatique, et s’il a abandonné le cheval, c’est peut-être bien parce là n’était plus sa plus belle conquête, après tout. Ça hennit et ne sait même pas se tenir dans un salon. Pire, ça fait caca sur les grands boulevards.
Fini, le dada.
De là une question brûlante : quelle est donc la nouvelle plus belle conquête de l’homme ?
D’aucuns prétendent, non sans quelque flagornerie destinée à flatter le beau sexe, que ce serait la femme.
Voilà en effet une belle créature, qui peut être des plus agréables, une fois domptée. La chose n’est néanmoins pas facile et requiert tact, patience, beaucoup de mansuétude et peu de rancune.
Car il y a une profonde injustice à devoir conquérir un être qui, en toute logique, nous appartient déjà.
La femme a-t-elle jamais réalisé que sans l’homme, elle n’existerait pas ? Qui c’est qui s’est fendu d’une côte – et une belle, encore, une côte première toute neuve ! – pour que Dieu puisse la façonner ? C’est Adam… ou l’homme. Sans côte d’Adam, pas d’Ève. Sans homme, pas de femme.

Michel-Ange, La création d'Ève, 1508-12, fresque, chapelle Sixtine, Cité du Vatican.
Femme, tu n’es qu’ingratitude !
Toi qui ne fus conçue que pour épauler ton compagnon dans la divine mission que lui assigna le Créateur, à savoir perpétuer l’espèce, toi qui lui dois tout…
Frustrée de cet état de fait, tu te venges bêtement, bassement, tu n’accordes aucune faveur sans l’avance d’un bouquet de fleurs, d’une soirée au firmament des étoiles du guide Michelin, d’une rivière de diamants, d’une pluie de carats ou, soyons modernes, d’un pied-à-terre sur la Côte (d’Azur, cette fois) ou d’une assurance vie.

Le meilleur ami de la femme : le diamant.
Tu as pris la côte d’Adam et maintenant tu nous prends la tête ? Tu es la chair de notre chair et il faudrait maintenant te courir après, comme le monde à sa perte ? On en a battues pour moins que ça. Mal baisée, va.
La femme n’est pas la meilleure conquête de l’homme. Tout au plus en est-elle la plus belle coquette, ou la meilleure ennemie.
Quelle est donc la nouvelle plus belle conquête de l’homme ?
Vanitas vanitatum, et omnia vanitas !
Il convient de rester simple, humble, et de se laisser porter à la Révélation.
Retournons aux fondamentaux, ouvrons nos mirettes avides de la sagesse des Anciens et rappelons-nous ces quelques passages de la Genèse.
« Dieu façonna l’homme, poussière tirée du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie, et l’homme devint un être vivant ».
(Dixit le narrateur in Genèse, article 2, alinéa 7)
« Sur ton ventre tu marcheras, et poussière tu mangeras tous les jours de ta vie ».
(Dixit Dieu le Père PC - Pas Content – au serpent qui a converti Ève à Apple ; in Genèse, article 3, alinéa 14)
« Car poussière tu es et à la poussière tu retourneras ».
(Dixit Dieu à Adam, in Genèse, article 3, alinéa 19)

On le voit bien : la poussière hante nos vies.
Elle se dépose sans répit ni pitié jusque dans les moindres recoins de nos pauvres consciences et, quoi que l’on fasse, quoi que l’on dise, quoi que l’on pense et quoi que l’on mange (même cinq fruits et légumes par jour), elle finira par ensevelir nos misérables ambitions et notre indécrottable vacuité sous un tombereau de moutons tassés par d’affreux acariens en attendant l’escadron des asticots.

Man Ray, Élevage de poussière, 1920, Fonds régional d'art contemporain de Bourgogne, Dijon.
De là l’évidence…
La plus belle conquête de l’homme, c’est l’aspirateur.
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01.07.2007
Le temps des cerises

Juliette Gréco, Le temps des cerises, 1994.
La cueillette de ce fruit délicat requiert attention et dextérité, sans quoi le merle moqueur aura vite fait de rappliquer pour se fendre la poire – bien que ce fruit-là ne soit pas de saison – devant votre maigre panier et votre mine déconfite. Le merle est con.
De la fin mai à la mi-juillet, il est bien court le temps des cerises, et c’est la seule information vraiment sérieuse que nous apprend Jean-Baptiste Clément, l’auteur. Car s’il fut bon poète, force est de constater qu’il manquait cruellement de connaissances botaniques. On peut l’en blâmer car la cerise n’est pas née de la dernière pluie.Voire, elle est de toutes les délices depuis quelques 6000 ans, quand elle fut découverte sur un gâteau d’Asie mineure.
On murmure, dans les milieux autorisés, que le truculent Lucullus l’aurait introduite en Europe vers 2077 avant Sarkozy.Ci-contre : Lucullus himself.
Ce qui est certain, c’est que Pline l’Ancien en a étudié et chanté les caractères et vertus dans son Histoire Naturelle, poussant le souci du détail jusqu’à nous prévenir que la cerise ressemble à s’y méprendre au fruit du micocoulier, et qu’il faut bien faire gaffe à surtout pas les confondre :
Faba Graeca, quam Romae a suavitate fructus, silvestris quidem, sed cerasorum paene natura, loton appellant.
(Livre XVI, chapitre LIII, verset 123).
Traduc' : la fève du micocoulier, en vérité je vous le dis, est un fruit sauvage, mais qui ressemble presque à la cerise et qu’à Rome on appelle "lotos", à cause de sa douceur.
Quant à Pline le Jeune, brisons là, ce galapiat ne pensait qu’à s’en bâfrer en compote et clafoutis.
Certes, rétorqueront les esprits chagrins, il fallut attendre le XVIIIe siècle pour que sa culture se répandît un peu partout, sous l’impulsion de Louis XV, qui aimait bien la cerise – et pas seulement celle de madame de Pompadour.
C’est à cette longue histoire que nous devons ces mille et savoureuses variétés qui mûrissent dans nos campagnes et regorgent de malice jusque dans nos marchés et cabas.

On retiendra, en particulier, la burlat (ronde, rouge vif, juteuse comme un baiser), la reverchon (plus foncée, brillante, charnue, sucrée, non sans une touche acidulée subtile), la cœur-de-pigeon (menue, fine, presque noire, ferme et craquante comme une cuisse de Rama Yade) et la Napoléon (bigarreau blanc très ferme, à l’acidité franche et décomplexée, peu digeste, réservé aux tartes).
On n’oubliera pas, bien sûr, la cerise de Montmorency, de la famille des griottes (et non du connétable), reconnaissable à sa petite gaudriole.
Tant de richesse n’est-elle pas la preuve, sinon de l’existence de Dieu, que le bonheur est dans le verger ?
Seule pomme de discorde : les spécialistes ne s’accordent pas sur la fleur de ce divin drupe.
André Claveau la voit rose avec ses airs de demoiselle...

André Claveau, Cerisiers roses et pommiers blancs,
1950, extrait.
Gilbert Bécaud la voit blanche et souligne, observateur et perspicace, que les oiseaux, pour le coup, sont contents.

Gilbert Bécaud, Les cerisiers sont blancs, 1968, extrait.
La science a progressé, mais pas la dignité des merles pour laquelle tout espoir semble irrémédiablement vain.
Tant pis pour eux.
La cerise revêt également des reflets politiques, voire, dit-on dans les vieux manuels d’histoire, les teintes douloureuses de la contestation subversive.
Petit rappel des faits : en 1871, après dix-huit ans de régime impérial, la racaille parisienne, un tantinet lasse des dures conditions salariales et sociales de l'époque, crevant la dalle à cause du siège de Paris par les Prussiens (les éléphants, déjà, passent à la casserole, sauf Victor Hugo qui a quitté la Bastille pour les îles), la racaille, disais-je, s’insurge, fiche un bordel pas possible et invente le socialo-communisme.Hot hot hot.
La racaille, tout comme les merles, ne laissera jamais d’avoir des comportements curieux et d’intriguer l’entendement : tandis qu’elle se fait fracasser la gueule par les troupes versaillaises, elle ne trouve rien de mieux à faire que de chanter ; au lieu de s’écrier « aïe ! », comme tout le monde.
Elle chante Le temps des cerises, tube certes à la mode d’alors, mais qui n’a rien à voir avec la politique. Imagine-t-on, de nos jours, les casseurs entonner le dernier nanar de la Star Ac’ sous les coups de boule des CRS ?
Cette étrange récupération politique relèverait des amours de Jean-Baptiste Clément, qui a dédié sa chanson à une infirmière morte lors de la Semaine sanglante. La pauvresse n’en demandait sûrement pas tant, car…
...parlons-en, des affaires sentimentales de monsieur Clément !

Un drôle de pistolet, oui, qui geint et raconte n’importe quoi, jusqu’à la perversité la plus manifeste.
Après nous avoir habilement appâtés au début de sa chanson par des slogans enchanteurs…
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur
il nous incite à prendre la tangente…
Si vous avez peur des chagrins d’amour
Évitez les belles !
joue au gros dur…
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
annonce sadiquement qu’on va en chier, nous…
Vous aurez aussi des chagrins d’amour
puis finit par avouer un état d’asthénie chronique…
C’est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte
Et dame Fortune (…)
Ne pourra jamais fermer ma douleur
avant de trahir un fond névrotique complètement maso.
J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur...
Alors, la cerise, rouge comme le sang ?
Le drapeau révolutionnaire ? la passion dévorante et maladive ?
Fi ! Oublions ces funestes considérations, crachons vite ces noyaux impurs, rendons à la cerise les valeurs qui lui appartiennent de plein droit : l’été, la joie, la gaieté toute simple et festive. Ne boudons pas ces vrais moments de bonheur fugace et de bon aloi.
Courir dans l’herbe, voir une cerise verte, l’attraper par la queue, la montrer à ces messieurs, la tremper non point dans l’huile mais dans l’eau toute chaude, pour en faire une tisane désaltérante et diurétique.
Descendre au verger en galante compagnie, inviter la belle à grimper les barreaux de l’échelle dressée contre le tronc de l’arbre, monter sous sa jupe légère comme un coquelicot, lui flatter gentiment la mignardise pour faire grossir la cerise ; elle n’en sera que plus juteuse et vous pourrez conclure ce tendre hommage en offrant à votre amie de jolis pendants d’oreille qu’elle ne trouvera pas chez Boucheron.Si vous n’avez pas de plantation personnelle, ne désespérez pas.
Faites comme Stone & Charden, pour qui la France est un verger éclaboussé de soleil et d’insouciante rapine.

Stone et Charden,
Il y a du soleil sur la France,
1972, extrait.
Il y a du soleil sur la France
Le reste n’a pas d’importance !
Allons, viens vite que l’on profite
De la vie.
Le fermier d’en face
A les yeux sur nous !
Mets les cerises
Là, dans ma chemise
Et rentrons chez nous.
Dans la campagne
Il reste les traces
De nos deux vélos.
Pendant qu’on pédale
Les autres travaillent…
Il y a du soleil sur la France
Et le reste n’a pas d’importance !
Chassez la chienlit, elle revient à vélo.
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26.06.2007
Le mois de Junon
Le mois de juin est le sixième mois de l’année civile et chrétienne telle que nous la connaissons depuis Jules César. Pour info, nous en sommes à la 2007e année après J.-C., qui est aussi la troisième année AUC (ab UMP condita) et la première de l’ère Sarkozy.
Juin vient du latin junius.
Pourquoi ?

Musique d’ambiance : Marin Marais, Alcione, 3e suite, Prélude pour les prêtresses de Junon, 1706.
Trois hypothèses circulent dans les milieux autorisés.
1) Ce serait le mois consacré à Junius Brutus, Premier consul de Rome. Facile. Un peu court. Passons.
2) D’aucuns prétendent que « juin » ne vient pas de Junius mais de Juniores, « les jeunes ». Sans doute parce que le beau temps et les premières chaleurs poussent les jeunes à sortir dehors pour buller aux terrasses des cafés et courir les filles des villes ou des champs, selon que lesdits jeunes habitent en milieu urbain ou bien à la campagne. La vieillesse est un naufrage qui lénifie les ardeurs amoureuses.
3) D’autres, enfin, et il semble bien qu’ils aient raison, attribuent le mois de juin à la célèbre déesse Junon.
Reine des dieux et du ciel, Junon est une déesse particulièrement importante et très prestigieuse.Plus encore que Cécilia Sarkozy, c’est dire.
Déesse du mariage et de la fécondité, elle s’est mariée avec Jupiter qui, pour être le dieu des dieux, n’en était pas moins un galant galopin qui troussait à peu près tout ce que le mont Olympe comptait de

Jacques Higelin : Queue de paon, 2006, extrait.
Si vous croisez Junon, vous la reconnaîtrez aisément : elle se promène presque toujours portant dans la main gauche une grenade – pour se venger des incartades de son mari – et dans la main droite un sceptre, au haut duquel perche un coucou – le célèbre volatile qui, tel Jupiter, squatte la couche des autres.
Aussi, quand Jupiter rentrait à deux heures du mat’ à la maison et saluait sa femme, mine de rien…

Michel Polnareff, Coucou me revoilou, 1978, extrait.
… Junon manquait rarement, armée de son coucou à pâtisserie bien à elle, de lui signifier son vif mécontentement, assorti de menaces métamorphiques.

Anne Sylvestre, Coucou coucou, 2005, extraits mixés avec une sonnerie de coucou (Radio France, Sonothèque)
On la voit aussi souvent accompagnée d’un paon, symbole de virilité chez Jupiter, comme nous l’avons vu, mais, chez Junon, de jalousie, de suspicion, d’orgueil et de vanité. Junon est bien la déesse des femmes. Malheureuse en amour, peut-être, mais aussi sévère matrone qui ne devait pas être commode tous les jours ! avec, faut-il le rappeler, une grenade dans la main gauche.

Radio France, Sonothèque, Grenade offensive, extrait.
Mais… revenons à nous coucous, paons et autres oiseaux de nos contrées à la douceur plus angevine que les foudres olympiennes…

Musique d’ambiance : Louis-Claude Daquin, Le coucou, 1735.
Le coucou est un oiseau très discret.
Tapi au fond des bois, il est néanmoins sociable avec ses congénères, notamment du sexe féminin, qu’il appelle le mois de mai durant. L’appel du coucou nous est familier et agréable, puisqu’il annonce le printemps :
Radio France, Sonothèque, Coucou, extrait.
Le paon se trouve plus facilement dans les zoos et les jardins. Son appel est des plus disgracieux et a lieu toute l’année. Le paon est une chaudasse.
Maurice Ravel, Histoires naturelles, Le paon, 1906, texte de Jules Renard, extrait.
Le mois de juin est caractérisé par l’appel d’une autre espèce, appelée « général de Gaulle ».
L’appel du général de Gaulle retentit traditionnellement le 18 du mois, de préférence sur les ondes de la BBC :

Charles de Gaulle / Radio Londres, Appel à la résistance, juin 1940, extraits mixés avec des sons de Radio Londres et un bref extrait des Scissor Sisters (Filthy Gorgeous, 2004)
Le but de cet appel n’est pas, malgré les apparences, de trouver un partenaire sexuel, mais de provoquer le jour le plus long, qui, ça tombe bien, intervient le 21 juin, jour du solstice d’été.Pour fêter cet événement, les blousons noirs de France et de Navarre sortent leurs guitares électriques, assourdissent les braves gens de sons discordants extrêmement désagréables et s’enivrent de bière bon marché, sous le perfide prétexte que c’est la fête de la musique, avec…

Laurent Gerra / RTL, Le grandjunonjuron du 21 juin, 2007, extrait.
Le gentilhomme, lui, file à Saint-Tropez pour échapper au vacarme et siroter tranquillement une grenadine sur le port en matant les filles.
Conclusion : Brigitte Bardot, Do you Saint-Tropez, 1968.
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