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14.02.2008

Le temps des amours

La Saint-Valentin date de la plus haute Antiquité, soit bien avant l’invention de la sainteté. C’est dire si nos racines chrétiennes, fort à la mode en ce moment, doivent beaucoup au paganisme.

À Athènes, déjà, la mi-février coïncidait avec la fin du mois de Gamélion, le mois des mariages, en l’honneur de l’union de Zeus et de Héra… ce qui pourrait bien expliquer pourquoi Nicolas Sarkozy et Carla Bruni ont choisi février pour se marier.



À Rome, le 15 février était consacré à Lupercus, dieu de la fertilité. Ses prêtres sacrifiaient des chèvres, picolaient comme des Russes, couraient dans les rues de Rome à moitié nus et touchaient les passantes avec des morceaux de peau de chèvre, ce qui était censé les rendre fertiles et favoriser leur accouchement.

C’était les Lupercales.



Aujourd’hui, le prince président sacrifie David Martinon sur l’autel de la ville de Neuilly, boit la tasse dans les sondages, court dans tous les sens et touche la ménagère de moins de cinquante ans avec le bracelet de sa Rollex, dans l’espoir que ce geste thaumaturge favorise son pouvoir d’achat et accouche de meilleurs augures pour les élections.

C’est les Municipales.



Là-dessus, au IIIe siècle, un prêtre prénommé Valentin se fait remarquer par le pouvoir impérial, ce qui lui vaut de finir sous les palmes du martyre et les cippes de la via Flaminia. D’aucuns murmurent qu’au moment de lâcher les lions, l’empereur lui aurait dit : « Si tu reviens sur tes conneries, j’annule tout ». Peine perdue.

On le voit bien : la mi-février est la période faste des amours, profanes ou sacrées, d’où les mille et une fariboles galantes qui ont envahi notre civilisation avide d’opérations romantico-commerciales.

Une chose néanmoins vaut que l’on s’intéresse à cette Saint-Valentin 2008 : la formidable déclaration d’amour de Valentine (une p'tite jeune qui n'en veut), à Philippe Collin (le Lupercus de la Panique au Mangin Palace).

Dernier jour pour cliquer ici !


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08.02.2008

Valentine aime Philippe

C’est la plus étonnante, la plus troublante, voire la plus belle histoire d’amour du Net.

b2fc28ff78146869264081a67ecd7e3d.jpgNovembre 2006. Valentine, jeune (et jolie, dit-on) trentenaire à la plume soyeuse et à l’humeur amoureuse, se morfond : les soirées d’hiver sont longues et le fond du lit est frais.

Elle songe à cet homme dont l’esprit et la voix la plongent dans un tourbillon de rêveries mutines, de mystères galants et de douces pensées. Cet homme s’appelle Philippe Collin. Il est l’animateur de Panique au Mangin Palace, émission radiophonique diffusée chaque dimanche matin sur les ondes de France Inter.



Valentine sait que cette voix à la fois tendre et moqueuse comble bien davantage que ses éveils dominicaux ; elle comble une attente et répond aux plus délicieux des appétits : appétit de partager, appétit de vivre, appétit d’aimer.

Oui, Valentine est amoureuse.

Que faire ? Valentine crée un blog, sans autre but que de déclarer sa flamme et de « séduire celui qui [l’]'a séduite ». Elle formule le plus audacieux des serments. Sexy, impertinent, osé.

« Énergie, argent, ruse, ruse féminine (variante de la précédente, en plus efficace), temps, doux babil, tout, absolument tout ce qui me constitue tendra vers la réalisation de mon destin. Épouser Philippe Collin. »



Depuis plus d’un an et plus de cent quarante billets doux, Valentine poursuit inlassablement son chemin, ponctué de doutes et d’espoirs. Philippe ne s’est jamais manifesté sur ce blog, mais… depuis quelques semaines, ses émissions entrent, de manière fort étrange, en résonance avec les thèmes développés par son amoureuse. On parle même, à mots couverts, d’un mariage

Pour la Saint-Valentin, Valentine a préparé une belle déclaration pour Philippe... un brûlant cri de passion, lancé au monde sur les pages spéciales d’un célèbre quotidien.


Avec, peut-être, une incroyable surprise à la clef.

Parce que les belles histoires sont parfois véritables, parce qu’il est parfois si doux de se réjouir du bonheur d’autrui, il est juste et bon de soutenir le fabuleux dessein de Valentine.

Pour cela, un seul clic suffit.

L’important, c’est la rose.


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02.02.2008

Madame Royale

78974e94451e5e79e4445f34d305bc8b.jpg« Avec Carla, c'est du sérieux ! » clamait Nicolas Sarkozy début janvier, avec l’élégance d’un jeune de banlieue faisant comprendre à ses potes qu’il avait ferré la belle de la cité et que ça devenait bon. Oncques n’ouït-on sous-entendus plus douteux, mais cela n’étonna guère tant la France était désormais habituée à l’inélégance de son nouveau prince.
Se piquant au jeu des pronostics et des révélations attendues sur la date de son mariage avec Carla Bruni, Nicolas Sarkozy prit bien soin d’entretenir mystères et fantasmes médiatiques en affirmant : « Il y a de fortes chances pour que vous l'appreniez quand ce sera déjà fait ».

Bien. Voilà. C’est fait. Les deux tourtereaux se sont mariés ce samedi matin, 2 février, dans le secret des ors de l’Élysée, avec la complicité du maire du coin, François Lebel.

D’emblée, une question se pose : y a-t-il seulement une chapelle à l’Élysée ? La réponse tombe comme un couperet : pas besoin de chapelle, seul le mariage civil étant possible. Nicolas Sarkozy ne saurait jamais remercier assez Mai-68, dont les acquis lui permettent de laisser libre cours à sa liberté individuelle et à ses plaisirs dont la chronique est devenue un marronnier journalistique.

Étrangement, ce mariage peut en rappeler un autre, celui de Louis XIV et de Françoise d’Aubigné, veuve Scarron, plus connue sous le nom de madame de Maintenon. Après la mort de la reine, « le plus grand roi du monde » (dixit Louvois), profondément épris de l’ancienne gouvernante de ses enfants illégitimes avec madame de Montespan, l’épousa dans le plus grand secret, à Versailles, dans la nuit du 9 au 10 octobre 1683.

Deux princes et deux contextes fort différents, c’est certain. Louis XIV avait une grande culture, un sens de l’élégance et du pouvoir qui lui permettaient d’intégrer sa vie privée en relative cohérence avec le sens de l’État.
On n’en saurait dire autant de notre prince actuel. Si les circonstances se ressemblent, les protagonistes et les ficelles de ces deux mariages n’ont rien de commun.

Curieusement, ce mariage élyséen n’aura pas attendu une forte crise sociale ou politique, contredisant en cela une habitude assez récente mais désormais bien ancrée depuis l’annonce du divorce présidentiel un jour de grande grève et la présentation officieuse de la nouvelle favorite, au château de Disneyland, à l’issue du désastre politique qu’a été pour Nicolas Sarkozy la visite officielle du colonel Kadhafi.

Sans doute Nicolas aura-t-il été impatient de conclure au plus vite, voire de consommer sa tendre union avec la belle Carla, pour peu qu’il ait été sensible aux bons conseils de son nouvel ami Benoît XVI.
Mai-68, hélas, trois fois hélas, n’a pas encore vaincu les préceptes moraux de l’Église, dût le prince en être contrarié.

Mais comme il est bien difficile d’imaginer ledit prince ne pas mettre à profit un tel événement en matière de communication, peut-être s’est-il agi de faire taire quelques bruits ou rumeurs assez embarrassants.

Par exemple, cette vidéo exhumée récemment de l’oubli, montrant Carla Bruni déclarer qu’elle « aime les hommes de pouvoir » sur un ton très "croqueuse" ; ou bien l’affaire Ryanair ; les livres sur Cécilia ? voire les grincements de dents autour de la sortie du nouvel album de la chanteuse, qui aurait composé une chanson présentant son amant comme une drogue dure de laquelle elle serait complètement dépendante : amusant ridicule qui est l’un des fleurons de la nébuleuse de rumeurs autour de cet album, dont la date de sortie est presque devenue une affaire d’État. Certains vont jusqu’à prétendre qu’un studio d’enregistrement serait aménagé à l’intérieur du palais de l’Élysée… Ineptie qui, normalement (et souhaitons-le !), relève des caquets de concierge, mais il faut bien dire qu’avec Nicolas Sarkozy, le doute est toujours permis.

Il nous avait prévenu : « tout est possible ». Hélas.

En attendant l’annonce de la première échographie, puis des premiers pas du petit, enfin de la séparation et, bien sûr, du divorce, glissons dans leur corbeille de mariage ce précepte de Louis XIV : « Nous ne sommes pas comme le particulier, nous nous devons tout entier au public ».
 
Et prenons acte que Carla Bruni s’appelle désormais Carla Sarkozy, madame de Maintenant.

15:45 Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : France, Politique, Sarkozy, Bruni, Mai 68, Louis XIV, Histoire

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